jeudi 1 mars 2012

Fyuz - Light And Blind EP (2010)


Le nom de Fyuz ne vous dit probablement rien. Ce groupe français s'est éteint après avoir publié une démo en 2005, un premier album, "Chemical Breath", en 2008 et ce "Light And Blind Ep" en 2010. Celui-ci se compose de quatre nouveaux titres et de quatre chansons issues de leur premier disque réenregistrées en acoustique. Si sur leur premier opus leurs influences, les Queens Of The Stone Age et Faith No More en tête, se faisaient parfois trop sentir, elles sont ici beaucoup mieux digérées et intégrées à leur son. Sur la première partie du Ep, Fyuz distille un stoner sombre aux structures complexes, avec des riffs accrocheurs ("World Reverse" et "Inner Stairs"), et une basse slappée qui apporte un groove particulier aux morceaux et qui permet à Fyuz de sortir du carcan purement stoner. D'ailleurs la musique de Fyuz s'ouvre à d'autres influences, puisque le riff saccadé de "Dear Friend" possède une spontanéité  et une simplicité toute punk, tandis que "Wasting The Real", morceau de transition entre les deux parties du ep grâce à l'insertion de passages acoustiques, s'avère également être le titre le plus vénère du disque grâce à l'intégration d'une voix presque death sur le refrain. Mais l'originalité de Fyuz ne s'arrête pas là puisque les textes du groupe traitent de sujet sérieux (la dispute entre deux amis très proche sur "World Reverse" où la séparation "amoureuse" sur "Dear Friend" par exemple), non sans un certain humour, ce qui est plutôt rare dans ce genre de musique. Enfin certains procédés de production sont intéressants et méritent d'être notés, comme l'incorporation de sub basses en ouverture du premier morceau et le passage au premier plan de la batterie lors du fade-out d'"Inner Stairs". De multiples autres écoutes, vous permettrons de déceler d'autres subtils éléments non dénués d'intérêt.
Si la seconde partie n'est pas sans rappeler Alice In Chains période "Jar Of Flies" (1994) ou Led Zeppelin sur ses morceaux les plus acoustiques comme "Going To California" ou "Bron-Yr-Aur Stomp",  Fyuz n'en oublie pas pour autant ses intonations sombres et stoner et l'ensemble est tout aussi bien ficelé. Réduite à l'essentiel, "Bastard Mosquito" est marquée par des guitares aux accents hispaniques, un son de batterie complètement matifié  , et une seconde mélodie vocale totalement décalée qui fait le charme particulier de cette chanson. Structurellement "To Leave A Hole" est peut être la chanson la plus simple de cette deuxième partie et celle qui évoque le plus Led Zeppelin, avec ses guitares folk, ses influences hispaniques beaucoup plus appuyées et maîtrisées que précédemment et son absence totale de batterie. A contrario, "The Practice Chapter" s'avère être la chanson la plus complexes des quatre versions acoustiques. Divisée en deux parties distinctes, elle mélange habilement toutes les influences précédentes en y ajoutant quelques percussions d'inspirations cubaines qui viennent encore enrichir l'univers musical de Fyuz. Le son de batterie est alors à mi-chemin entre celui des quatre premières chansons de ce EP et celui de la nouvele version de "Bastard Mosquito". C'est également ici que l'atmosphère d'Alice In Chains se fait le plus ressentir de par le travail sur la juxtaposition des voix. Pour finir après plusieurs "faux départs", "Perfect Suicide Handbook" nous emmène dans des contrées bien plus bossa nova que ce soit par le jeu des guitares ou celui des percussions. Enfin la fin des deux derniers titres ajoute une petite touche d'humour vraiment rafraîchissante.   

Tracklist:

01-World Reverse
02-Inner Stairs
03-Dear Friend
04-Wasting The Real
05-Bastard Mosquito (Akoustik)
06-To Leave A Hole (Akoustik)
07-The Practice Chapter (Akoustik)
08-Perfect Suicide Handbook (Akoustik)

mercredi 1 février 2012

Hors Contrôle - Enfants Du Charbon (2008)


Formé au début des années 2000, Hors Contrôle pratique une Oi!, version plus lente et plus lourde du punk rock, très engagée politiquement. Malgré une production brouillonne qui manque d'espace, de clarté et d'aigus, tous les morceaux de ce quatrième album sont des tubes en puissance: paroles sensées, riff accrocheurs et mélodies imparables . Alors qu'auparavant le groupe jouait avec une boîte à rythme, "Enfants Du Charbon" marque aussi l'arrivée d'un vrai batteur au sein de la formation. Ici, toutes les chansons sont construites sur le rythme basique du punk, déjà utilisé la majeure partie du temps sur les autres albums du groupe. Si on peut voir cela comme une certaine limitation, son utilisation systématique en fait une véritable caractéristique du style de Hors Contrôle. La plupart des textes utilisent aussi un procédé très fréquent dans le punk qui consiste à ce que le dernier couplet soit identique au premier. Ce disque aborde tous les thèmes chers aux membres du groupe, c'est à dire: la fête ("Nos Vies Nos Habitudes), l'anti-fascisme ("Ni Borgne Ni Bras Tendus", "Sans Etat D'âme", "Minable"), la mémoire ouvrière ("Enfants Du Charbon") ainsi que la conscience de classe et les luttes sociales ("Ma Classe", "Luttes D'hier Et D'aujourd'hui" ), ainsi quela vie des mineurs, sujet présent sur quasiment tous les disque de Hors Contrôle avec "Grand-Père". Sur cet album, toutes les chansons se teinte d'une certaine mélancolie ("Flashback" en est le plus bel exemple) et certaines abordent des thèmes inhabituels dans la Oi! comme le suicide ("Suicide"), la place des filles dans la scène Oi! ("Rude Girls", dans lequel le groupe cite plusieurs de ses anciennes chansons afin de les inclure dans leur univers) et le découragement inhérent aux luttes sociales ("Martyr De Demain"). Enfin en fin de disque, Hors Contrôle cède la place à leurs amis de Les Gras pour deux titres cachés de punk-musette.


Tracklist:

01-Sans Etat D'âme
02-T'y Crois Encore
03-Ma Classe
04-Ni Borgne Ni Bras Tendus
05-Minable
06-Rude Girls
07-Flashback
08-Martyr De Demain
09-Grand-Père
10-Enfants Du Charbon
11-Nos Vies Nos Habitudes
12-Luttes D'hier Et D'aujourd'hui
13-Suicide

DOWNLOAD

dimanche 1 janvier 2012

Bérurier Noir - Viva Bertaga + CD Promos (1990 - Réédition 2004)


"Viva Bertarga": album mythique du mouvement punk et de l'histoire du rock. Mythique par sa version de "Porcherie" et sa phrase "La jeunesse emmerde le Front National!" qui est de toutes les manifs sociales et que certains groupes  reprennent dans cette version, ou pour ces quelques mots lâcher par François en guise d'adieux: "Combien êtes-vous dans la salle? Former des groupes de rock libres!". Mythique aussi parce-qu'il symbolise la fin du rock alternatif français. Mythique enfin parce-qu'il représente le testament d'un groupe ayant toujours vécu en accord avec les idées révolutionnaires qu'il défendait. Mais la démarche révolutionnaire des Bérurier Noir ne s'arrête pas là, puisqu'ici point de batterie mais une boîte à rythmes, ni de basse mais un saxo. Sur scène le groupe mêlait musique, théâtre, cirque, vidéo et politique dans un joyeux merdier festif et solidaire dans lequel se retrouvaient punks, goths, teufeurs et les premiers redskins. En effet, on retrouve dans la musique des Bérus des éléments appartenant à chacun des styles liés à ces différentes scènes. Une boîte à rythmes froide et mécanique rappelant la raideur des rythmes techno voir new wave, des textes sombres et désabusés rappelant la noirceur du post-punk ("Manifeste", "La Mort Aux Choix", "La Nuit Noire"...), des choeurs proches de ceux de la Oi! ("Vivre Libre Ou Mourir", "Hélène Et Le Sang", "Vive Le Feu"...), et enfin l'énergie et l'engagement politique du punk ("Porcherie", "Mineurs En Danger"...). Très souvent les textes des Bérus étaient construits comme de petites histoires ("Scarabée", "Il Tua Son Petit Frère", "L'Empereur Tomato Ketchup, ou encore "Hélène Et Le Sang"...) qui servent souvent à dénoncer quelque chose. Les versions délivrées ici sont plus frontales que celles des albums studios, et plus particulièrement celles des deux premiers albums ("Porcherie", "Hélène Et Le Sang", "Les Rebelles"...) et certaines chansons ont été légèrement modifiées (""Porcherie", et "La Mort Aux Choix" notamment). Le son de guitare de Loran est aussi un élément important de la musique du groupe, à la fois mélodique et agressif et que l'on retrouvera dans ses autres projet comme Les Ramoneurs DE Menhirs. Parfois aussi, les chansons des Bérus étaient construites de manières atypiques: le texte de "Macadam Massacre" est une suite d'onomatopées et celui de "Salut A Toi" est une suite de salutations adressée à des peuples du monde entier. Enfin, lors de ses trois concerts d'adieux qui ont eu lieu les 9, 10 et 11 novembre 1989 et qui ont été compilés sur "Viva Bertaga", les Bérus rendent hommage aux groupes qui les ont influencés: Sham 69 ("If The Kids Are United"), Métal Urbain ("Panik"), The Clash ("White Riot) et Spizzenergi ("Capitaine Kirk"). Cette réédition comporte un titre supplémentaire ("Les Béruriers Sont Les Rois") par rapport au vinyle publié en 1990. Enfin vous trouverez ici des CD promos très difficile à trouver viennent compléter ce concert magnifique. Un témoignage visuel de ce concert est également sorti en 1990 et a été réédité dans le coffret "Même Pas Mort" paru en 2003.

Tracklist:

01-Camouflage
02-La Nuit Noire
03-On A Faim
04-Mineurs En Danger
05-Casse-Tête Chinois
06-Le Renard
07-Soleil Noir
08-Il Tua Son Petit Frère
09-Lobotomie
10-Hélène Et Le Sang
11-La Mort Au Choix
12-Petit Agité
13-Porcherie
14-Manifeste
15-Macadam Massacre
16-Ibrahim
17-Protesta
18-Vivre Libre Ou Mourir
19-Panik
20-If The Kids Are United
21-L'Empereur Tomato Ketchup
22-Macadam Circus
23-Les Béruriers Sont Les Rois

Viva Bertaga CD Promo:

01-Vive Le Feu
02-Fils De...
03-Vietnam Laos Cambodge
04-Djebel
05-Les Rebelles

Viva Bertaga CD Promo 2:

01-Quesako
02-Capitaine Kirk
03-Scarabée
04-Salut A Toi
05-White Riot







jeudi 1 décembre 2011

Nine Inch Nails - Year Zero (2007)



Après le plus rock et organique "With Teeth" (2005), Trent Reznor revient aux machines. Si d'une certaine façon on peut rapprocher "Year Zero" de "Pretty Hate Machine" (1989), les machines n'ont jamais été aussi bruitistes ("Vessel" ou la fin de "The Great Destroyer"). Elles servent ici un concept album de science-fiction, dans lequel un monde hyper-technologique sombre peu à peu dans le totalitarisme. Les machines deviennent alors l'écho de la servitude forcée des Hommes et de leur déshumanisation progressive. En effet plus on avance dans l'écoute de cet album et plus les machines prennent le pas sur les instruments acoustiques. Ainsi la batterie de Josh Freeze, qu'on entend sur "Hyperpower!" et "The Beginning Of The End" est vite remplacé par des beatss elecro dès "Survivalism". Les guitares sont noyées par des les effets ("My Violent Heart" ou "Meet Your Master") voire totalement absentes ("Vessel", "Capital G", "The Greater Good"). Cela crée un contraste saisissant     avec la voix naturelle et tout en retenu de Reznor. Mais au fil de l'album, elle sera elle aussi altérée puisqu'au début elle est un élément mélodique à part entière ("The Beggining Of The End", "Survivalism", "The Good Soldier"), puis à mi chemin entre le parlé et le chanté sur "Me, I'm Not" et "Capital G", puis  filtrée sur "The Warning", et "God Given",  ensuite surplombé par la rythmique dans "The Greater Good" et enfin totalement absente sur "Another Version Of The Truth". La grande force de ce disque c'est qu'il parvient à générer des images dans l'esprit de l'auditeur et que la musique seule rend son concept compréhensible sans qu'on ait besoin de comprendre les paroles (qui se trouvent dans le livret de l'album). Cette sensation n'est pas étrangère à l'incorporation de nouvelles sonorités dans l'univers de Nine Inch Nails: trip-hop sur "The Good Soldier", hip-hop dans le phrasé de "Me, I'm Not" et "Capital G," ou techno sur "The Great Destroyer". L'album forme un tout cohérent, qui s'étend au-delà de la musique puisque Reznor à fait une énorme campagne de marketing pour la sortie de ce disque, par lequel  il voulait probablement illustrer l'immense pouvoir des médias, et qu'il dissémina même des clés USB avec des morceaux de l'album et des inédits dans plusieurs endroits (dont les les toilettes) des salles de concerts où il se rendait. Il est donc difficile de sortir un morceau du concept de ce disque pour en faire un tube. Pour autant "Year Zero" n'est pas toujours un disque facile à appréhender et certains titres sont arides, âpres, voir hermétiques et nécessitent plusieurs écoutes, qui vous permettrons également de découvrir toute la subtilité des arrangements des compositions. Comme pour beaucoup de ses albums, "Year Zero" a fait l'objet d'un disque entier de remix intitulé "Y34R Z3R0 R3M1X3D", dont je vous parlerais peut-être une autre fois...  
    
Tracklist:

01-Hyperpower!
02-The Beginning Of The End
03-Survivalism
04-The Good Soldier
05-Vessel
06-Me, I'm Not
07-Capital G
08-My Violent Heart
09-The Warning
10-God Given
11-Meet Your Master
12-The Greater Good
13-The Great Destroyer
14-Another Version Of The Truth
15-In This Twilight
16-Zero-Sum


mardi 1 novembre 2011

Marilyn Manson - Eat Me, Drink Me (2007)


Album un peu à part dans la discographie de Marilyn Manson, "Eat Me Drink Me" est l'album de la rupture. Rupture aussi bien thématique, relationnelle, amoureuse que musicale. Sur  ce disque Manson abandonne ses vieux démons que sont la critique de la religion et de toute la société américaine, et dans une moindre mesure la drogue et son passé. Séparé de tous ses musiciens, Manson  enregistre ce disque en duo avec Tim Skold (ex KMFDM) qui s'occupe de tous les instruments. Ici l'Antéchrist Superstar apparaît blessé après la fin de son mariage avec Dita Von Teese, et l'album qui devait être un concept-album autour de l'oeuvre de Lewis Caroll "Alice Au Pays Des Merveilles" aborde essentiellement son divorce. L'album est thématiquement divisé en deux: sur les 5 premiers titres le chanteur fait le constat de son échec tandis que sur les autres il commence à se reconstruire. Les textes sont très bien écrits et possèdes souvent un double, voir triple, sens de lecture. Ainsi, Manson s'extirpe de son personnage de messie et se met à nu sur cet album très autobiographique et se débarrasse de  presque toute ses caractéristiques d'écriture.  Le son est ici très live, naturel et dépouillé pourrait-on dire et Manson n'a jamais réussit à faire passé autant d'émotion dans sa voix ("If I Was Your Vampre" et le magnifique "They Said Hell's Not Hot"). Pour la première fois, la guitare devient l'élément central de sa musique et ne se contente plus d'être un instrument d'accompagnement ("Putting Holes In Happiness"). De nouvelles influences viennent également enrichir son univers, comme sur "Red Carpet Grave" et son tempo très sautillant rappelant la vague de rock Anglais ayant déferlée au début des années 2000 et incarnée par Franz Ferdinand, The Strokes et consorts. Si le son du disque est assez novateur, on remarque ici ou là quelques réminiscences du passé. Ainsi "Just A Car Crash Away" possède un côté glam très "Mechanical Animals" (1998) et "You And Me And The Devil Makes 3" (de loin le titre le plus faible de l'album) rappelle "The Golden Age Of Grotesque" (2003). Après le sublime "Eat Me, Drink Me" l'album se termine sur un remix totalement abjecte du premier single de l'album qu'on préférera vite oublier. Beaucoup de fans ont été surpris par ce disque magnifique, et ne l'apprécient  pas plus aujourd'hui, mais heureusement pour eux, peut-être à cause du flop critique et financier de cet album, Marilyn Manson s'est réenfermé dans les clichés de son metal industriel et est redevenu l'animal mécanique qu'il était devenu en 2003 et qu'il rejetais en 1998...

Tracklist:

01-If I Was Your Vampire
02-Putting Holes In Happiness
03-The Red Carpet Grave
04-They Said That Hell's Not Hot
05-Just A Car Crash Away
06-Heart-Shaped Glasses (When The Heart Guide The Hand)
07-Evidence
08-Are You The Rabbit?
09-Mutilation Is The Most Sincere Form Of Flattery
10-You And Me And The Devil Makes 3
11-Eat Me, Drink Me
12-Heart-Shaped Glasses (When The Heart Guide The Hand) (Inhuman Remix By Jade E. Puget)

samedi 1 octobre 2011

Ulver - Wars Of The Roses + Live Trabendo 26 Mars 2011 (Bootleg) (2011)


Depuis la sortie de son premier album "Bergstatt" en 1993 Ulver a toujours su innover et proposer quelque chose de nouveau  allant à contre-courant des genres qu'il pratiquait. A la première écoute "Wars Of The Roses" semble être le chaînon manquant entre "Blood Inside (2005) et "Shadows Of The Sun" (2007), gardant du premier l'instrumentation rock et les lignes de chant  grandiloquentes et le côté aérien et planant du second.  Ainsi pour la première fois Ulver semble retourner sur ses pas. Cependant cet album se révèle au fil des écoutes et s'affirme peu à peu comme l'album le plus pop des Norvégiens. Petit à petit les contours de ce disque se font plus nets et on distingue des pistes encore inexplorées  par le groupe: le spoken words de "Stone Angels", les expérimentations industrielles de "Providence", le rock direct et hyper jouissif de "February MMX" et les collision avec la musique concrète sur "Island". Les textes sont écrits comme de petits poèmes ("Stone Angels" en est d'ailleyrs un), dans un style simple, elliptique  et poétique et traitent des rapports humains à travers ce qu'ils ont de plus sombre et de tragique. Structurellement, les chansons n'obéissent pas à la forme "couplet / refrain" (exception faite de "February MMX") et sont portées par une mélodie en constante évolution. Le son, mixé par John Fryer (Depeche Mode, This Mortal Coil...), est très organique et possède une grande dynamique grâce à la superposition de multiples pistes.    

Tracklist:

01-February MMX
02-Norwegian Gothic
03-Providence
04-September IV
05-England
06-Island
07-Stone Angels


Le concert du Trabendo enregistré le 26 mars dernier, devance de quelques semaines la sortie de "Wars Of The Roses". Ce fut un concert déconcertant, puisqu'après une première partie merdique et inutile assurée par Sweiz, Ulver annonce qu'il jouera ce soir uniquement son nouvel album. Ainsi la majorité du public découvrit les nouveaux morceaux sur scène, ce qui explique les réactions mitigées du public. Garm justifie ce choix en expliquant que cela représentait une plus grande prise de risque pour eux et pour les fans, que c'était ce qu'ils avaient envie de jouer ce soir là et que c'était donc une périlleuse, mais singulière et innovante. Ainsi même durant les concerts (ce n'était que la deuxième tournée du groupe), Ulver arrive à bousculer les habitudes et à être à contre-courant.
L'ambiance est visiblement détendue et on a plutôt l'impression d'assister à une répétition en public à travers un nuage de fumée et dans un état quelque peu éthylique, le groupe enchaînant clope sur clope et descendant pas mal de bouteilles de rouge. Le groupe joua donc son dernier album en intégralité, dans un ordre légèrement différent que celui du tracklist final, ce qui nous permet d'entre les différences qu'il peut y avoir entre les versions studios et les lives. Enfin en rappel le groupe interpréta un "Hallways Of Always" d'anthologie extrait de "Perdition City" (2000). Le sentiment de frustration que j'ai ressentis à l'époque a aujourd'hui laissé place à l'impression d'avoir assisté à un bon concert, unique en son genre.
    
Tracklist:

01-Intro
02-February MMX
03-England
04-September IV
05-Norwegian Gothic
06-Island
07-Providence
08-Stone Angels
09-Hallways Of Always  

jeudi 1 septembre 2011

Ihsahn - The Adversary (2006)



Après la fin d'Emperor en 2001 et l'aventure Peccatum avec sa femme Ihriel, Ihsahn revient à ses premiers amours. Sur ce premier album publié sous son nom, il mèle habilement black metal, trash, heavy, metal progressif et orchestrations classiques. "The Adversary" est un disque jouant énormément sur les contrastes que ce soit dans l'agencement des morceaux, mais également au sein des titres eux-même, ce qui nous permet d'apprécier l'impressionnant registre vocal du chanteur. Avec cet album, où il joue de tous les instruments, exception faite de la batterie tenue par Asgeir Mickelson de Borknagar, Ihsahn se retourne vers son passé, aussi bien musical ("Called By The Fire", où il rend hommage au chanteur qu'il admire le plus: King Diamond) que philosophique ("Homecoming"sur lequel Garm chanteur d'Ulver intervient), mais n'oublie pour autant d'innover avec ce qu'il définit comme la "ballade black metal parfaite" "Astra Ton Proinon" et "The Pain Is Still Mine", pièce épique de dix minutes centrée sur les orchestrations symphoniques, sur lequel il adopte un chant déroutant mais néanmoins sublime. Avec "The Adversary", album débutant une trilogie, Ihsahn règle ses comptes avec certains conservateurs d'une certaine esthétique black (le très brutal et dissonant "Do You Love Me Now?") ainsi qu'avec la société ("Citizen"), s'affirmant comme l'adversaire, qui peut également être associé à la figure mythologique du Diable. Bien que la structure des chansons ne soit pas forcément complexe, la richesse et la finesse des arrangements fait de ce "The Adversary" un album incroyable. Ayant brillamment réussi son défi de faire un album seul et la trilogie précédemment annoncée, étant aujourd'hui publiée, nous sommes en droit de nous demander ce que le futur nous réserve...

Tracklist:

01-Invocation
02-Called By The Fire
03-Citizen
04-Homecoming
05-Astra Ton Proinon
06-Panem Et Circenses
07-And He Shall Walk In Empty Place
08-Do You Love Me Now?
09-The Pain Is Still Mine

DOWNLOAD